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Face à la canicule, en ville, les arbres sont la meilleure parade

Le réchauffement climatique multiplie les épisodes caniculaires, encore accentués en ville par la présence d’îlots de chaleur. De nombreuses municipalités cherchent les moyens d’atténuer ce phénomène.


urant la canicule de l’été 2003, en banlieue parisienne les températures flirtaient en journée avec les 40°C. Dans certaines rues de Paris, il faisait jusqu’à 8°C de plus. Un phénomène que l’on appelle « îlot de chaleur ». Cette différence de température est provoquée par l’accumulation de chaleur dans les bâtiments et dans les sols. Les écarts sont encore plus importants la nuit, jusqu’à 10 °C d’écart, du fait de l’inertie.
Alors que la température mondiale a déjà augmenté de 1°C sur la planète et de 3°C dans les centres-ville, et que les négociations actuelles ne laissent pas entrevoir une inversion de tendance, de nombreuses communes ont mis en place des programmes de recherche pour essayer d’atténuer ces effets d’accumulation de chaleur.
 
 

Des villes blanches, bleues ou vertes

Trois moyens d’action ont été identifiés : la possibilité de peindre en blanc les façades et les toits pour renvoyer la chaleur du soleil, la multiplication de la circulation des eaux en surface et le développement de zones vertes arborées, soit en parc soit le long des rues.
Les villes blanches des pays chauds sont bien connues et New York a, par exemple, développé un programme pour peindre les toits en blanc. Cela a toutefois un effet limité [1 ]. Il a aussi été tenté de végétaliser les toits et les façades. Là aussi, cela favorise bien une baisse de la température, mais c’est généralement coûteux et fragile.
Dans des écoquartiers comme la Confluence, à Lyon, Montaudran Aérospace, à Toulouse, à Vienne (Autriche) ou Barcelone (Espagne), des plans d’eau ont été prévus entre les immeubles [2 ], des écoulements d’eau de pluie sont maintenus en surface ou même, dans le cas de Séoul, une autoroute a été détruite pour redécouvrir une rivière enterrée.
Enfin, la troisième méthode consiste à planter de la végétation partout où c’est possible. Dans le damier de Barcelone, plusieurs grandes rues ont été rendues aux piétons avec plantation de végétation sur trois niveaux : herbe, arbustes, arbres. Des carrefours ont été transformés en petits parcs. À Montréal (Canada), un programme de plantation d’arbres est en cours le long des rues qui en sont dépourvues. À Rennes, des essais de végétalisation ont été réalisés dans des cours intérieures… Plusieurs villes ont profité de l’installation du tramway pour végétaliser son parcours.

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