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Vergers urbains, vers une ville comestible

À Paris, l’association Vergers urbains s’est donné pour objectif de rendre la ville comestible, de la végétaliser, de semer et planter à l’initiative ou en collaboration avec les habitant.e.s tous les sites possibles.


Durant et depuis la COP 21, la grande conférence mondiale sur le climat de décembre 2015, Vergers urbains est passé aux actions concrètes à Paris avec son opération « 1.000 arbres fruitiers pour le climat ». Fondée il y a quatre ans dans le 18e arrondissement de la capitale, l’association [1 ] a pour objectif de rendre la ville comestible, de la végétaliser, de semer et planter à l’initiative ou en collaboration avec les habitant.e.s tous les sites possibles, du parc urbain au moindre coin de rue, en passant par les friches disséminées dans quasiment tous les quartiers [2 ].

Les animateurs rappellent sur leur site  : « Les arbres ont, entre autre, une capacité de régulation climatique globale et locale qui n’est plus à démontrer, en contribuant à capter le CO2, en luttant contre les îlots de chaleurs urbains ou en produisant des ressources locales (aliments, énergie, biomasse, etc.). »

Un millier de plants de 200 variétés différentes

La demande part généralement des associations de quartier qui cherchent à verdir leur environnement. Vergers urbains y répond en préconisant des plantes comestibles, les arbres ou arbustes fruitiers principalement, qui seront ensuite pris en charge par les habitant.e.s. Cette année, l’association a donc commandé auprès de deux fournisseurs un millier de plants de 200 variétés différentes. Un jardin partagé [3 ] joue le rôle de pépinière centrale où les plants sont mis en jauge. Le but est d’être prochainement autonome, de pouvoir bouturer et greffer, de produire ainsi les plantes au besoin pour les porteurs de nouveaux projets de végétalisation. Membre de l’association, un arboriculteur professionnel transmet pour cela son savoir-faire [4 ].
L’opération se diffuse dans tout Paris. Près du périphérique, dans le 20e, un verger a été complété de nouvelles plantations au square Emmanuel Fleury : en tout, une quarantaine de grands fruitiers (pommiers, poiriers, cerisiers...) et une soixantaine de petits fruitiers à baie (framboisiers, groseilliers, cassissiers...). « L’objectif est de créer à moyen terme une dizaine de vergers de ce type », précise Sébastien Goelzer, un des cofondateur de Vergers urbains et urbaniste de formation.




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