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Eaux pluviales, Lyon choisit la perméabilité

La Métropole de Lyon a signé fin novembre avec l’agence de l’eau un contrat qui rompt avec la politique du « tout tuyau » et vise la désimperméabilisation de 113 hectares d’ici à 2019.




Dans le cadre du chantier de construction du tram 6, qui démarre ce mois à Lyon, près de 11,7 hectares de sol vont être désimperméabilisés, pour un budget de 3,2 M€ (dont 1,5 pris en charge par l’agence de l’eau). « Une solution de réseau avec tuyaux aurait couté deux fois plus cher, assure Elisabeth Sibeud, responsable Etudes et travaux à la direction de l’eau de la Métropole. C’est ce que nous mesurons grâce à la réflexion engagée en 2015 dans le cadre de l’appel à projets de l’agence de l’eau pour réduire la pollution par temps de pluie ».

Ce thème, au cœur du contrat d’agglomération pour la gestion de l’eau qu’ont signé la métropole et l’agence fin novembre (avec le syndicat des transports pour l'agglomération lyonnaise (SYTRAL), la société publique locale Part-Dieu et la société publique locale Confluence), est capital pour la collectivité. En effet, 85% du réseau d’assainissement reste unitaire. Les pluies, canalisées, s’y mêlent aux eaux usées domestiques, avec des risques de débordement et de rejet direct dans les cours d’eau, ou de surcharge des stations d’épuration.


Solution alternatives

En trente ans, la métropole a installé des alternatives au « tout tuyau » - noues (fossés végétalisés), tranchées d’infiltration, pavés en herbe... Depuis 1995, toute construction dans l’agglomération doit gérer « à la source » ses eaux pluviales, règle renforcée en 2005. « Avec le programme « ville perméable », engagé en 2015, nous avons évalué ces politiques sur 20 sites avec tous les services impliqués, eau, voirie, espaces verts et propreté », explique Elisabeth Sibeud.
Résultat : les équipements sont efficaces dans le temps mais de la pédagogie est nécessaire pour lever les derniers freins au changement. En 2016, le comité technique pluridisciplinaire de la Métropole a évalué le coût d’investissement et de fonctionnement des équipements de gestion des pluies, de la noue au réseau séparatif. « La noue coûte toujours moins cher, même sur 60 ans, remarque Elisabeth Sibeud. Les tuyaux coûtent deux fois plus cher que les autres équipements, et jusqu’à 74% plus cher que la noue à long terme. La désimperméabilisation de 300 à 500 hectares sur l’agglomération nous permettra d’atteindre les nouveaux objectifs de temps de pluie sans investissement démesurés ».

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